Arlequin, Arlequine

Arlequin, Arlequine

 

Que ce soit au spectacle, dans les carnavals, ou dans les bals costumés, Arlequin et Arlequine sont des personnages incontournables. Ils séduisent par les assemblages de losanges chamarrés de leurs costumes, mais aussi par les caractères enjoués et débrouillards qu’ils représentent.

Costumes d’Arlequin et d’Arlequine loués à l’Atelier la

Colombe :

Arlequine soie blanche, brochés, brocards et galons dorés

Arlequine soie blanche brochée, brocards et galons dorés

Arlequin soie jaune et bruns, galons dorés

Arlequin soie jaune et brune, galons dorés

 

Gilet Arlequin XVIII rouge et bleu, chemise à jabot, existe en plusieurs tailles

Gilet Arlequin XVIII ème siècle, rouge et bleu, chemise à jabot, existe en plusieurs tailles

 

 

 

 

 

 

 

 

gilet XVIII ème Arlequin rouge jaune et bleu, avec jabot en dentelle

Gilet XVIII ème siècle, Arlequin rouge jaune et bleu, avec jabot en dentelle

petite arlequine en polyester imprimé, différentes couleurs et tailles

Petite arlequine en polyester imprimé, différentes couleurs et tailles

Si vous souhaitez louer un costume d’Arlequin ou d’Arlequine et que vous être trop pressé pour lire l’article, cliquez-ici

Arlequin, un peu d’histoire

Arlequin est un des personnages les plus plaisants de la Commedia dell’Arte. Il fait partie des Zanni ou Sanni, dérivé d’un mot latin signifiant bouffon, moqueur….

Arlequin début XVII ème aux vêtements rapiécés. Maurice Sand 1860

Arlequin début XVII ème aux vêtements rapiécés. Maurice Sand 1860

Dans les plus anciennes représentations, au  XVII ème siècle, son costume se compose d’une jaquette ouverte devant et fermée par des rubans. Le pantalon est étroit, moulant. Jaquette et pantalon sont rapiécés de morceaux de couleur de façon aléatoire (ou pour camoufler les trous ?) Il a une barbe noire et un demi-masque noir, et certains pense qu’un africain fut le premier modèle d’Arlequin. Mais il pourrait aussi évoquer la suie sur le visage des charbonniers  de Bergame (ville d’origine d’Arlequin) . Il porte des souliers fins, une ceinture et un sabre de bois, ainsi qu’un petit chapeau.

Arlequin, losanges symétriques, fin XVII ème, Maurice Sand 1860

Arlequin, losanges symétriques, fin XVII ème, Maurice Sand 1860

 

 

 

Ce costume évolue en tenant compte des modes et des interprètes, la jaquette raccourcit, le pantalon rétrécit et les morceaux d’étoffes colorées deviennent géométriques et symétriques.

Si à ses débuts, Arlequin est un serviteur quelque peu démuni, d’où son accoutrement rapiécé, fait de restes de tissus glanés ci et là, son vêtement se structure au fil du temps jusqu’à devenir rutilant ce qui va aussi de pair avec l’évolution de son personnage.

Au XVI ème siècle, son caractère est un mélange de naïveté, de bêtise, avec des lueurs d’intelligence, voire d’insolence. Il s’afflige, se console facilement, est souvent amoureux . Il est agile, sautant, paradant…. Il perd sa niaiserie en traversant les siècles, devenant spirituel, rusé, bon diseur de bons mots, un brin philosophe….

Arlequin moderne, Maurice Sand, 1860

Arlequin moderne, Maurice Sand, 1860

 

C’est Joseph-Dominique Biancolelli, considéré comme l’un des plus grands acteurs du XVII ème qui incarna et rendit populaire Arlequin ou Arlecchino en italien.

Nous devons à Maurice Sand (le fils de Georges Sand) une étude détaillée des personnages de la Comedia dell’Arte, Masques et bouffons : comédie italienne (éd. 1860), dont il signe textes et dessins. Le livre est préfacé par George Sand. A Venise nous trouvons les cartes postales des dessins créés par Maurice Sand.

L’Arlequin moderne est même représenté en collants avec une veste raccourcie.

Arlecchina, gravure de Maurice SAND (1860)

Arlecchina, gravure de Maurice Sand (1860)

 

Arlequine

C’est à la fin du XVII ème que Colombine, la soubrette prend le costume d’Arlequine, (dans Le retour de la foire de Besous, en 1695), empruntant à Arlequin ses losanges colorés et son masque noir. Selon les pièces, elle peut être la femme d’Arlequin, ou son amoureuse, et son costume chamarré est très prisé sur les théâtres forains et dans les travestissements.

D’un caractère direct et franc, elle ne s’en laisse pas conter, ni par sa maîtresse, ni par son filou de mari d’Arlequin qui n’a de cesse de courir le jupon.

Les Costumes d’Arlequin et d’Arlequin à l’Atelier la Colombe

Bien sûr, à l’Atelier, nous n’avons pas pu éviter de nous montrer sensibles au charme de ces costumes, colorés, gais et souvent faciles à porter.

Arlecchina Pont des Soupirs

Arlecchina devant Pont des Soupirs à Venise

 

Si nous avons réalisé plusieurs modèles d’Arlequin ou d’Arlequine, notre pièce maîtresse est quand même le costume d’Arlecchina reproduisant le plus fidèlement possible le dessin de Maurice Sand.

Réalisée en doupion de soie, elle comporte pas moins de 954 pièces jaunes, rouges et vertes, sans compter les 954 pièces de triplure. Les  62 pièces de doublure sont également en soie….

Il  y a 88 tailles de triangles différentes, 65 tailles de pièces jaunes différentes

C’est l’assemblage de jeux de couleurs et d’illusions d’optique qui en font un costume exceptionnel.

Passer d’un dessin à un vêtement en volumes, courbes et lignes n’est pas toujours évident. Il a fallut plus de 400 heures pour réaliser l’ensemble. Chaque modification d’une ligne en entraînaient d’autres, et l’équilibre entre chaque triangle a été très difficile à trouver.

 Pour voir la réalisation du costume cliquez ici

Le costume d’Arlecchina est en location uniquement dans le cadre d’expositions.